« Forêts vierges »

 
 

« Plus on avance dans la forêt, plus le bois est grand. » Proverbe russe.


Le thème des forêts offre au plasticien un terrain d’exploration extrêmement riche. C’est d’abord le lieu de la profusion végétale : toutes sortes d’arbres, de fougères, d’herbes s’y entremêlent dans une atmosphère parfois étouffante. Derrière les feuillages se cachent oiseaux, mammifères, reptiles… Le fait que ces vies minuscules ou imposantes soient invisibles au regard suscite chez le promeneur curiosité et inquiétude. La forêt est enfin un espace symbolique. L’égaré y affronte de nombreuses épreuves qui l’incitent à se dépasser, à s’affranchir de ses peurs pour devenir plus fort.


Par rapport aux forêts tempérées, la forêt tropicale exacerbe les tensions : la végétation y est plus dense, les animaux semblent plus cruels, l’humidité, la chaleur font suffoquer. Cependant, cette profusion, cette chaleur renvoient à quelque chose d’intime, de sensuel, comme si l’on revenait dans le ventre de la mère. Dans la forêt vierge, les corps sont nus, en harmonie avec leur environnement. Mais le danger rôde toujours, faisant de l’homme une proie comme une autre…


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© Valérie Auriel